Inclusion numérique
Ce que ça recouvre
- Des lieux d'accès et d'accompagnement : espaces publics numériques, bibliothèques, associations, permanences
- Des formations aux usages de base : une démarche en ligne, un courriel, une vidéo avec un proche, reconnaître une arnaque
- Des services publics et privés conçus pour être compréhensibles, avec un guichet humain en secours
- Du matériel et des connexions accessibles, reconditionnés ou subsidiés
- Des organisations équipées pour aider leurs publics, avec des outils qu'elles tiennent
Le rôle des associations
Beaucoup d'acteurs de l'inclusion numérique sont des associations : elles tiennent les permanences, forment, accompagnent une démarche, prêtent un ordinateur. Elles ont elles-mêmes besoin d'outils fiables pour tenir ces permanences, suivre leurs publics, rendre compte à leurs financeurs. Les équiper à prix coûtant, c'est agir sur l'inclusion sans se substituer à elles : le programme forme les équipes des associations, ce sont elles qui accompagnent leurs publics.
Ce qu'un site inclusif fait différemment
- Les informations pratiques en premier : adresse, horaires, téléphone, sans chercher
- Des textes courts, en langage clair, une idée par phrase
- Un contraste suffisant, des caractères lisibles, des boutons qu'un pouce trouve
- Rapide sur un téléphone d'entrée de gamme et une connexion faible : pas de vidéo qui se lance seule
- Un chemin vers un humain : un numéro, une adresse, une permanence
Ce sont des choix de conception, pas des options payantes. Ils servent tout le monde, y compris ceux qui ne sont pas en situation de vulnérabilité.
Par où commencer, pour une association
- Regarder son site sur un téléphone d'entrée de gamme, dans la rue, avec une connexion faible
- Faire lire la page d'accueil à quelqu'un qui ne connaît pas l'association, et chronométrer le temps pour trouver l'adresse et les horaires
- Réécrire les trois pages les plus visitées en langage clair
- Mettre un numéro de téléphone et une permanence sur chaque page qui demande une démarche
Chez Kern4Good
Les sites du programme sont conçus pour être lisibles et rapides sur un téléphone d'entrée de gamme, en langage clair, avec les informations pratiques en premier ; c'est un critère de la maquette, pas un supplément. La formation numérique des référents fait partie de chaque cohorte. La thématique Fracture numérique décrit l'approche, et le Baromètre de l'inclusion numérique de la Fondation Roi Baudouin donne les chiffres de référence, cités à la définition de la fracture numérique.
Pour aller plus loin
Un site web peut-il être « inclusif » ?
Oui : lisible sur mobile, rapide, en langage clair, avec des contrastes suffisants et une navigation simple. Ce sont des choix de conception, pas des options payantes.
Kern4Good forme-t-il les publics des associations ?
Non, il forme les équipes des associations. Ce sont elles qui accompagnent leurs publics.
L'accessibilité et l'inclusion numérique, est-ce la même chose ?
Elles se recoupent. L'accessibilité vise les personnes en situation de handicap (lecteurs d'écran, navigation au clavier, sous-titres) et suit des normes ; l'inclusion numérique vise tous ceux que l'accès, les compétences ou les usages tiennent à l'écart. Un site clair sert les deux.
Existe-t-il des aides pour des projets d'inclusion numérique ?
Oui, des appels à projets de fondations et des dispositifs régionaux, avec leurs calendriers. Le guide sur les subsides les cite avec leurs sources ; vérifiez toujours la date de la page officielle.
