Fracture numérique
Trois niveaux
- L'accès : avoir une connexion et un appareil, et pouvoir les payer chaque mois
- Les compétences : savoir faire une démarche en ligne, tenir un outil, reconnaître une arnaque
- Les usages : en tirer un bénéfice réel, pour soi ou pour son organisation, plutôt que subir
Un public peut avoir l'accès et manquer des usages ; le remède n'est pas le même. Quand vous décrivez la fracture numérique dans un dossier, séparez les trois niveaux : c'est ce qui rend l'action proposée crédible.
Ce que disent les chiffres
Le Baromètre de l'inclusion numérique de la Fondation Roi Baudouin est la référence belge : en 2024, 40 % des Belges de 16 à 74 ans étaient en situation de vulnérabilité numérique, par manque d'accès, de compétences ou d'usages. Les enquêtes de Statbel sur l'usage des TIC par les ménages complètent le tableau. Ces sources sont mises à jour régulièrement : citez l'édition et l'année. Source : Fondation Roi Baudouin, Baromètre de l'inclusion numérique 2024.
Côté associations
La fracture numérique a une face moins visible : celle des organisations. Une association mal équipée (site daté, pas de base de contacts, outils au prix des entreprises, personne pour s'en occuper) aide moins bien ses publics, perd des bénévoles qui ne la trouvent pas, et passe des jours sur des dossiers qu'un outil ferait en heures. Beaucoup d'acteurs de l'inclusion numérique sont eux-mêmes dans ce cas. Le programme Kern4Good est né de ce constat : outiller ceux qui outillent.
Ce que ça change dans la conception d'un site
- Les informations pratiques avant le discours : où, quand, comment venir, qui appeler
- Des pages qui se chargent vite sur une connexion faible et un téléphone ancien
- Un langage clair, sans jargon administratif, avec les mots que les publics emploient
- Un numéro de téléphone et une permanence visibles pour ceux qui ne feront pas la démarche en ligne
Chez Kern4Good
Le programme agit sur la face organisationnelle de la fracture : des sites et des outils à prix coûtant, une formation des équipes, des sites lisibles sur un téléphone d'entrée de gamme et en langage clair. Il ne fournit ni connexion ni appareils ; d'autres acteurs le font, et le programme travaille avec eux quand une cohorte le permet. La thématique Fracture numérique décrit l'approche ; la cohorte sponsorisée, sans frais pour l'association, est faite pour celles qui n'ont aucun budget.
Pour aller plus loin
Kern4Good agit-il sur l'accès et le matériel ?
Non. Le programme équipe les associations en sites et en outils, il ne fournit ni connexion ni appareils. D'autres acteurs le font, et nous travaillons avec eux quand une cohorte le permet.
La fracture numérique concerne-t-elle seulement les personnes âgées ?
Non. Elle touche des publics de tous âges selon les revenus, la formation et la situation. Les baromètres le montrent année après année.
Un site web réduit-il la fracture numérique ?
Pas à lui seul. Un site lisible, rapide et en langage clair réduit une barrière d'usage pour ceux qui sont déjà en ligne ; pour les autres, c'est l'association qui fait le pont, et c'est elle que le programme équipe.
Où trouver des chiffres à jour pour un dossier ?
Le Baromètre de l'inclusion numérique de la Fondation Roi Baudouin, les enquêtes TIC de Statbel, et les rapports des régions sur l'inclusion numérique. Citez toujours l'édition et l'année, les chiffres bougent.
