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Sponsoring & marketing

Mesurer la visibilité d'un sponsoring social

Mesurer un sponsoring social

La question arrive toujours au moment du budget : « Qu'est-ce qu'on en retire, et comment on le prouve ? ». Un sponsoring social se mesure, à condition de séparer ce qui se compte de ce qui se raconte, et de ne pas gonfler l'un avec l'autre. Cet article donne la méthode que le programme Kern4Good applique dans ses rapports de fin de cohorte, et un tableau de bord que vous pouvez tenir vous-même.

En bref

  • Séparez trois niveaux : les moyens (ce que vous avez mis), les réalisations (ce qui a été livré) et les résultats (ce que ça a produit)
  • Ce qui se compte : visites, mentions, contenus produits, contacts tracés ; ce qui se raconte : la parole des associations, citée avec son accord
  • Un site d'association parle à quelques milliers de personnes par an : les chiffres sont modestes et durables, pas massifs
  • Le rapport de fin de cohorte coche chaque contrepartie avec sa preuve, et dit ce qui n'a pas pu être livré
  • Gardez vos propres traces : captures d'écran, lien de suivi, phrase de l'association

Pourquoi c'est plus simple qu'une campagne, et plus honnête

Une campagne publicitaire produit des chiffres immédiats et abondants : impressions, portée, clics, coût par clic. Ils rassurent, et ils s'oublient. Un sponsoring social produit moins de chiffres, mais chacun correspond à quelque chose de réel : un site en ligne, un logo à un endroit précis, une phrase dite par une association à ses membres. La mesure consiste à documenter ces faits, puis à observer ce qu'ils déclenchent, sans convertir une mention en « équivalent publicitaire » que personne ne saurait vérifier.

Les trois niveaux d'un rapport qui tient

Le rapport de fin de cohorte suit trois niveaux, sans les mélanger, et c'est le même cadre que les financeurs publics et les fondations demandent aux associations :

  1. Les moyens : votre montant, les journées de travail engagées, l'hébergement, ce que chaque euro du pot commun a financé
  2. Les réalisations : les sites livrés avec leurs adresses, vos contreparties en place (logo, fiche, page dédiée, campagne), avec des captures d'écran datées
  3. Les résultats : les chiffres de visite six mois après la mise en ligne, les mentions, les contacts qui citent le programme, et une phrase de chaque association sur ce que le site a changé

Chaque contrepartie annoncée dans le pack est cochée, avec la preuve. Ce qui n'a pas pu être livré est dit, et remplacé par une contrepartie équivalente : un rapport qui ne signale jamais d'écart n'est pas un rapport.

Ce qui se compte

Les visites

Les sites des associations mesurent leur audience avec un outil respectueux du consentement. Le rapport donne les visites de chaque site sur six mois, et la part qui passe par la page partenaires ou par la page dédiée à votre entreprise. Ces chiffres sont modestes par rapport à une campagne d'affichage, et c'est normal : un site d'association parle à quelques milliers de personnes par an, pas à des millions. La différence est dans la qualité de l'attention et dans la durée.

Les mentions

Les publications des associations et de KERN-IT qui vous citent, dans la campagne de remerciement et en dehors : lettres d'information, réseaux sociaux, rapport d'activité, mot à l'assemblée générale. Le rapport les liste avec leur date et leur lien quand il existe. Les partages et les réactions sont notés à titre indicatif, sans être additionnés en « portée ».

Les contenus produits

La fiche, la page dédiée, les visuels de la campagne de remerciement, la phrase de l'association : autant de contenus réutilisables chez vous, dans votre rapport annuel, vos réponses aux questionnaires ESG ou votre page carrières. Ils ont une valeur qui ne se compte pas en visites mais en heures de production évitées.

Les contacts

Les demandes reçues par votre entreprise qui citent le programme, quand vous les tracez. C'est le seul chiffre qui dépend de vous : sans lien de suivi ni question à l'accueil (« comment nous avez-vous connus ? »), il restera vide.

Ce qui se raconte

Une association qui explique à ses membres que son nouveau site existe grâce à vous produit une parole que vous ne pouvez pas acheter autrement. Cette parole se documente : une citation dans le rapport, une publication, une intervention à l'assemblée générale. Elle ne se compte pas, elle se cite, avec l'accord de l'association et sans la réécrire. C'est souvent la partie du rapport que votre direction retient.

Quand mesurer : le calendrier

Une mesure honnête se fait à des dates fixes, connues à l'avance, plutôt qu'au moment où quelqu'un demande un chiffre :

  • À la signature : la liste des contreparties et leur date prévue, le lien de suivi créé de votre côté
  • À chaque mise en ligne : la capture d'écran du logo, de la fiche ou de la page, envoyée le jour même
  • À la fin de la cohorte : le rapport, avec les réalisations complètes et les premières mentions
  • Six mois après : le complément avec les visites, les mentions tardives et la phrase de chaque association
  • Un an après : un point court, à votre demande, pour un sponsor qui renouvelle

Ce que le rapport apporte à votre dossier ESG

Les questionnaires ESG de vos clients et de vos banques posent des questions simples auxquelles une entreprise sans programme structuré répond mal : quelle action sociale menez-vous, avec quel budget, quel résultat, quelle preuve ? Le rapport de cohorte répond à chacune : le montant (les moyens), les sites livrés (les réalisations), les chiffres et les témoignages (les résultats), les captures datées (les preuves). Il se glisse tel quel en annexe, et la phrase de l'association fait une meilleure entrée de rapport annuel que n'importe quel chiffre.

Un tableau de bord type

Si vous voulez suivre votre sponsoring vous-même, cinq lignes suffisent, tenues au démarrage, à la mise en ligne des sites et six mois plus tard :

  • Contreparties : la liste du pack, avec pour chacune « en place le … » et une capture d'écran
  • Visites : le total par site et la part via la page partenaires, fournis par le rapport
  • Mentions : date, canal, lien, auteur (association ou programme)
  • Contacts : demandes reçues avec la mention du programme, via votre lien de suivi
  • Réutilisations : où vous avez repris le rapport, les visuels ou la phrase de l'association

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Convertir une mention en « équivalent publicitaire » : le chiffre impressionne et ne résiste pas à une question
  • Additionner les audiences de cinq sites comme si c'était une seule : ce sont des publics différents, c'est justement l'intérêt
  • Attendre un retour en ventes à trois mois : le sponsoring social travaille la crédibilité, et la crédibilité se mesure à l'année

Trois conseils pour votre propre suivi

  • Gardez les captures d'écran de vos contreparties en place : logo, fiche, page, avec la date
  • Créez une adresse ou un lien de suivi pour les contacts qui viennent du programme
  • Reprenez la phrase de l'association dans votre communication, avec son accord : c'est votre meilleur argument, et il ne coûte rien

Pour le cadre général, lisez Le sponsoring social, l'autre façon de faire du marketing. Les packs et leurs contreparties sont sur la page Entreprises.

Peut-on calculer un retour sur investissement ?

On peut calculer un coût par visite ou par mention, et le comparer à d'autres canaux. Mais le sponsoring social se juge sur la durée et la crédibilité, deux choses qu'un ratio ne montre pas. Le rapport donne les chiffres bruts, vous choisissez le ratio qui parle à votre direction.

Quand reçoit-on le rapport ?

À la fin de la cohorte, une fois les sites en ligne ; un point d'étape est envoyé en cours de cohorte. Les chiffres de visite à six mois suivent dans un complément.

Les chiffres de visite sont-ils vérifiables ?

Oui. Ils viennent de l'outil de mesure de chaque site, et les captures d'écran du rapport sont datées. Sur demande, nous montrons l'outil en séance.

Que se passe-t-il si une contrepartie n'a pas pu être livrée ?

Le rapport le dit, et la contrepartie est remplacée par une équivalente, convenue avec vous. Un site retardé ne fait pas disparaître le logo : il le décale.

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